Drôle d’époque
Posté par mediuss le 18 juin 2009
Mais enfin, dans quel monde évoluons-nous ?
Question ennuyante n’est ce pas. Pourquoi relire, encore, une diarrhée verbale sur un thème qui finit souvent par des questions flirtant avec l’existentialisme ?
Ce n’est qu’un avis, sur un blog, parmi des millions d’autres, une envie de partager quelques bouts de vies, exprimer une idée, relater un évènement. Il y a tant de choses, de détails qui font finalement la différence, certains peuvent être simples d’apparence comme un bâillement, mais pas toujours évident quand on tente de les expliquer. Sans trop chercher un coin dans une assiette. Chaque personne a sa petite histoire, drôle ou sinistre, ses passions obsessionnelles ou passagères, une existence riche ou absurde enfin.
La condition humaine a tant évolué (et nos malheurs avec), changé, et ce en un temps infime. Le progrès scientifique, en une vingtaine d’années, emboîte les efforts de siècles d’évolution. On est passé de l’énorme, du grotesque à l’infiniment petit. Même si on n’arrive pas à expliquer la disparition trouble des dinosaures (serait-ce Rambo ? c’est une autre théorie), si l’escargot évoluera un jour en prédateur ou si Johnny Halliday est un Artiste. Gain d’espace, de temps et d’argent, voilà la religion du nouveau millénaire. Dialogue/choc des civilisations et marketing religieux, terrorisme et parfums de luxes, un poster de Maryline Monro cachant un trou sur le mur d’une maison dans les favelas… De quoi faire peter un plomb à un dalaï-lama au Tashilhunpo.
Ha ! L’évolution de l’humain! Hier, nous attendions un stupide pigeons voyageur pour nous rapporter des nouvelles, aujourd’hui, on peut appeler du grand Sahara un eskimo qui se gèle sur la banquise, et un hacker peut dévaliser une banque sans bouger de son siège. Mais allez y expliquer pourquoi l’on déverse l’excédent de la production céréalière dans un océan alors qu’un enfant meurt de faim toutes les 5 secondes quelque part dans le monde. Inutile de disserter sur l’économie mondiale, c’est simplement la bêtise humaine en chair et en os. Ces enfants n’ont que cela justement, en attendant le rééchelonnement de la misère. Ou la mort. Il suffit pourtant d’ajouter un « a » au FMI pour former la « FAIM. » Mais il faut plus qu’un A pour changer cet état de chose…
Alors, elle n’est pas belle la vie ?
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